La librairie connectée

Signalé par Alain Pierrot, via mail, l’article de Daniel Garcia sur cette étonnante librairie de Maastricht, investie dans une église gothique et connectant les lecteurs en permanence aux livres, via la RFID, et les bornes interactives …

Mais la librairie est aussi remarquable à un autre titre : elle est entièrement équipée en technologie RFID, ces puces intelligentes, fonctionnant sur la radio-fréquence, et qui s’apprêtent à révolutionner la distribution de masse comme le commerce de détail. Il s’agit d’un test grandeur nature, mené à l’initiative de la chaîne BNG, premier libraire hollandais, avec 15 magasins à l’enseigne de Selexyz. Je ne rentre pas dans les détails ici, ce voyage était prétexte à un reportage dans un dossier sur les puces RFID qui paraîtra dans LH fin mai. Pour vous mettre en appétit, quand même, voici un exemple, parmi tant d’autres, de ce que cette technologie peut apporter : 3 bornes d’interrogation équipent le magasin (bientôt 5). Sur ces bornes, les clients peuvent taper l’objet de leur requête, quel qu’il soit : en un dixième de seconde, la borne leur répond ce qui correspond, dans le magasin, à leur demande, et leur indique l’emplacement où trouver les livres correspondants. (…)

Maastricht, ce n’est pas si loin …

Le blog littéraire des amis de la librairie…

l’attrape-coeur…

La raison d’être du blog l’Attrape-coeur

Il y a quelques mois, j’ai découvert sur les conseils de Sylvie puis rencontré Erri De Luca lors d’une soirée à la librairie. La lecture de Trois chevaux peu avant la rencontre m’avait déjà passablement troublée. Ce soir là Erri De Luca se tenait là debout derrière la petite table dans la salle du fond entouré de livres. Il a lu en italien pour commencer puis il s’est raconté devant des lecteurs subjugués. La soirée avançait. Il était de plus ne plus évident que, pendant qu’il parlait, quelque chose se jouait, quelque chose d’indicible. Si bien que j’eus rapidement le sentiment étrange que ces moments “se perdaient” en quelque sorte sans que je puisse les retenir. Tout au plus pouvais-je essayer de conserver les impressions que les mots créaient en moi. Ce quelque chose, une bonne description serait de l’appeler poésie. A ce moment, j’ai fait part de mon dépit à ma voisine et elle m’a répondu que l’important était d’être là. Bien sûr, j’étais loin de me satisfaire de cette réponse. C’était trop bête de ne pas garder la mémoire de ces moments, de ne pas les partager. Et, d’ailleurs, il en va de même de certaines lectures.

D’où l’idée du blog que vous lisez.