Chassons la poussière
Docu-fiction : Les [vraiment] Modernes
Episode 2 : Chassons la poussière
Période : 1968
Parmi les différentes formes de service au client qui constituent la politique commerciale d’une entreprise : service de proximité, système de crédit, garderies d’enfants, etc…il est une forme de service encore peu étudiée en France mais qui est prise en considération aux Etats Unis et dans les pays scandinaves : “le service de salubrité”.Il ne s’agit pas de veiller à rester dans les règles édictées par les autorités pour préserver la santé publique, mais d’aller au delà. C’est se battre constamment pour être plus propre, plus salubre que ses concurrents et inspirer confiance aux clients sur ce point particulier.
Déjà en France, les fabricants sont sensibilisés à ce problème.
Il est intéressant d’essayer de transposer à l’échelle du magasin de détail l’application de cet état d’esprit et le bénéfice moral qu’en tirerait l’entreprise. Bénéfice moral qui ne saurait tarder à se traduire par un bénéfice réel, la clientèle étant plus sensible qu’on le croit à ce qui fait preuve de la plus stricte hygiène, de la plus rigoureuse propreté et préserve la santé.
Sans être aussi attentifs que les Scandinaves, ou les anglo-saxons, à se prémunir contre les germes microbiens, chacun apprécie que les produits soient présentés sur une forme les protégeant de tout contact nocif ou déplaisant.
CHASSE A LA POUSSIERE
Il serait bon de faire la chasse aux poussières non seulement sur les articles où elle peut se déposer, que ceux-ci soient emballés ou non, mais encore là où leur présence risque de nuire à la présence efficace des objets.
Il faudra également veiller à ce que soient ramassés les papiers, les bouts de ficelle, les épingles, les étiquettes, les agrafes… qui, au cours des ventes et des encaissements, tombent au sol.
Non seulement tout dans le magasin doit être propre, mais donner l’impression d’être plus que propre.
Une peinture murale écaillée ou fissurée, des traces au plafond ou sur le sol, un porte-étiquette tordu, une pancarte écornée, tout cela peut faire rejaillir sur les produits vendus une impression désastreuse : celle qu’ils ne sont pas vendus dans les meilleures conditions de salubrité.
Source : Feuilles d'informations techniques - CECOD Publication mensuelle - 15e année - N°5 Pages 71 à 74
Date de publication : MAI 1968
Archivé sous: 1 Identité Mémoire | Taggé: 1968, CECOD, fiction, hygiène
