Cher François,
Quelques questions (rapides) sur ton article.
Le mot auteur est prononcé une seule fois (dans la note de synthèse), aucun n’a été consulté…
Qui est aucun ? Toi = tous les auteurs ou une structure de représentation ? Dis moi.
Consulter …
Pour indiquer les spécificités de ce futur outil qui devrait être une plateforme de services techniques pour un grand nombre de professionnels dont les auteurs.
Consulter …
Afin que les auteurs (vigie des nouveaux usages …) co-participent à son élaboration technique et stratégique ? Dis moi également. Plateforme interprofessionnelle donc …
“ignorance totale et parfaite du réseau des sites de littérature, comme de toute éventualité de partenariat.”
Qui Euclyd ou Proposition? Ne connaissent pas les sites du Web littéraire ? Eventualité d’un partenariat signifie t-il co-financeur d’un portail projet interprofessionnel ? Intéressant.
Ou au contraire partenariat d’affiliation de contenus …? Le Portail rémunérant les auteurs de contenus…?
En quoi le lapin N. entre t-il dans la définition du Portail ? Lien vers le travail du Cabinet Propositions ? Transition donc.
Décidement, ce lapin devient chasseur …
Ce prestataire spécifiant que les libraires n’ont pas individuellement le temps ni les moyens de réfléchir aux questions des technologies et des mutations en cours et du WEB. Cela t’étonne ou t’énerve ?
Et pourtant, personnellement c’est une remarque que j’entends souvent de la part de libraires et de nombreux professionnels du livre. Eventuellement, les très grands libraires disposant de ressources nécessaires peuvent y consacrer ce qu’il faut. Mais l’immense majorité … Sectarisme ? Ceux qui utilisent agissent, vivent le Web contre les autres ?
N’est-ce pas lobotomiser juger tous les libraires inaptes à lire deux notes de synthèse ? Effet miroir. Qui oserait ? Qui parle ? L’auteur FB ou un avatar ? Dis moi.
Une démarche qui s’instrumentalise hors des acteurs concernés est morte d’avance.
Cette note n’instrumentalise t-elle pas ces deux documents pour exprimer une colère, une frustration plus profonde et générale ? Dis moi. C’est important.
Dont acte.
Acte 1 : François parlant libraire (agissant comme si libraire ? )
Acte 2 : François actant quoi. Avoir besoin de cela pour acter ? N’avoir pas depuis longtemps acter ? Doutes. Crispations. Comme partout. Comme tout le monde. En ces périodes. Tristesse ? Geste actant séparation Monde idéal qui n’existe plus depuis longtemps dans la chaîne ? Changer Chaîne ? Ouvrir Chaîne ? Nous dire…
Présenter melico comme le blog du syndicat des libraires (de la librairie française) est lui accorder beaucoup de place. Invisible de ce côté.
melico est un projet collectif. Un membre de melico est salariée du SLF (moi même). melico ne prend pas la parole pour un syndicat. Je ne prends pas la parole pour un syndicat.
Souhaites tu dialoguer avec le syndicat, les instances représentatives en général ?
Ou les libraires adhérents que tu fréquentes régulièrement ? Ne le fais-tu pas déjà ?
Instrumentaliser melico pour celà .
Après tout, les lieux de discussion sur ces sujets ne sont pas si nombreux. Mais sans l’effet attendu de ce côté.
Affectueusement - Hélène.
Archivé sous: 2 Territoire augmenté | Taggé: chaîne du livre, François Bon, Portail, publie.net

merci de l’ouverture - je corrige pour ce qui concerne melico - et effectivement je prends acte ; ce projet ne nous concerne pas, nous les écrivains, et nous n’avons aucunement à nous en mêler - reste qu’on a le droit de le regretter - le dialogue, heureusement, est permanent : ce n’est pas de cela qu’il est question, mais d’associer éventuellement les sites et blogs prescripteurs à un projet qui défende collectivement les livres - la création littéraire contemporaine n’étant manifestement pas évoquée dans ce projet, on fera ailleurs, avec nos propres moyens, comme on l’a toujours fait - promis, je ne m’en occupe plus et ne m’en mêle pas - je ne citais melico qu’en tant qu’il nous apprenait l’xistence de ces pdf sur site Arpel, lesquels sont effectivement très décevants, et que j’ai le droit de trouver détestable cette phrase par laquelle les prestataires de cette étude prétendent penser pour “ceux qui n’ont ni les moyens ni le temps de réfléchir” - dommage de voir un projet “naître vieux”, je maintiens mon expression, mais bon, rien de grave, il y a de la place pour tout le monde et chacun sa route - l’angoisse, plutôt, étant de constater combien vite on doit nous, auteurs, et dans un grand désarroi aussi bien côté institution publique qu’instances professionnelles, nous préparer encore plus vite que nos frères libraires au monde de l’après livre - voir discussion d’il y a 3 semaines après l’entretien filmé de Pisani/Transnets sur sa très pertinente notion d’écosystèmes
Bonjour François,
Je comprends mieux. La parole calmée.
Pour ce que je sais :
Les synthèses sont nécessairement partielles et courtes. Elles clarifient certaines pistes. Les libraires connaissent le travail fondamental que vous faites. Les synthèses ne visaient pas à le recencer.
Les études intégrales certainement. Et alors, ces lieux comme Ombres Blanches, Sauramps, Dialogues que tu cites si souvent à juste titre ne connaissent-ils pas vos territoires ?
La création (littéraire), toute création est essentielle dans l’écosystème de ce type de projet. Je me suis engagée à le rappeler aussi souvent que possible. Toujours, les libraires rencontrés le considèrent comme familier , co-constitutif de leur lieu, depuis toujours.
Par contre, je regrette que tu ne développe pas plus le côté technique de ton argumentation qui peut être plus éclairant. Les services à apporter par une telle plateforme sont importants. (de plus en plus quand on voit toute l’étendue des services proposés comme autant de standard. du Web 2..). Les études intégrales ne font pas d’impasse.
Mais, là effectivement, je partage cette expression d’effroi le chemin que nous devons tous parcourir. Pour autant, je m’inclus dans ce “nous”. Je ne cherche pas à jeter l’anathème sur les professionnels de mon écosystème. J’essaie de contribuer à faire bouger, un peu les lignes. Modestement. Car de toute façon, nos interlocuteurs en général n’ont pas encore déployé de grand plan national de formation au Web pour transformer instantanément toutes les générations, tous les acteurs du livre.
Sauf justement l’ARPEL. Grand agence qui déploie ce type de plan. A son niveau. Et c’est exemplaire. La région Aquitaine est justement celle qui oeuvre dans les technologies.
Je comprends ton désarroi.
Tu me signales que l’Arpel a retiré les documents . J’imagine trop téléchargé. Inqiuiète de la manière dont ils ont été instrumentalisés ?
Peut-être.
Inquiète du ton employé ?
Sans doute.
Domage car ils font un boulot formidable. Dommage de leur donner envie de s’auto censurer sur le Web.
Masi poursuivons les débats, indispensables à la prise de conscience.
merci, Hélène, de ta réponse - c’est un peu choquant pour la communauté écrivains de voir les fonds publics missionner seulement les directions marchandes, mais il y a longtemps qu’on sait que le web marche plutôt en logique commando ou en “béta permanente”, et donc de notre côté on continuera tranquillement, moi aussi suis passé au delà déception et colère, à lire notes de synthèse à peine niveau moyen des blogs d’analyse du Net qu’on est habitués à consulter tous les jours - nous savons pertinemment, le “nous” étant la communauté des auteurs, et tu as raison de me renvoyer au fait qu’elle n’est pas du tout structurée, que des associations du genre “maison des écrivains”, qui ont eu une telle importance à leur création, se sont complètement retirées de ces débats et réflexions (mais ce n’est pas la seule), donc que nous n’avons pas à transposer dans le Net et gratuité les “niches” culturelles qui nous faisaient vivre jusqu’ici - c’est très étrange pour moi, qui ai commencé à publier début des 80, d’une génération pour laquelle il était possible de “vivre”, même marginalement, austèrement, du moment que nos livres étaient reçus par une maison d’édition et circulaient, que ce n’est plus possible pour les auteurs quicommencent aujourd’hui à publier - et tant d’autres vecteurs à analyser, la façon dont la lecture écran prend place parmi les autres pratiques de lecture sans s’y substituer - donc voilà, “prendre acte”, très calmement, c’est le chemin intérieur à faire pour piger que ce qu’on travaille côté Internet n’entre plus dans cette logique d’une “chaîne” - t’inquiète, aucune aigreur, et ce qui se passe côté librairies, lectures, prescription d’auteurs qu’on ne découvrirait jamais si le libraire ne nous le mettait pas dans les mains (j’en fais suffisamment écho sur mon site) est éviudemment vital et passionnant, c’est pour moi le quotidien et une très vieille fraternité - mais bon, voilà : prendre acte que les chemins se séparent, bonne chnace avec votre projet, on aura toujours notre Rimbaud en poche (et aussi dans notre ordi), pour rester les piétons de la nouvelle aventure - parce que c’est bien de ça qu’il s’agit côté Net