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Le voyage commence la veille au soir : je consulte et compare les prévisions Météo-France et Météo-Ciel à des fins d'adéquations vestimentaires. J'ai pourtant trop chaud à Limoges (à cause de la foule sous le chapiteau surchauffé) comme à Quimper (à cause de l'été indien), mais trop froid (à cause de l'altitude sous-estimée) à Privas où j'achète un pull dans la boutique qui fait face à la librairie sur le parvis de l'hôtel de ville. À Manosque, trombes d'eau froide, mais forte de l'expérience de Privas, j'ai tout prévu, quand beaucoup d'auteurs rentreront des Correspondances porteurs de pulls neufs et de chaussettes dans leurs sandales. Mon éditeur s'appelle Le temps qu'il fait.
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Quittant la maison, habillée du mieux que je peux en fonction des degrés Celsius et précipitations attendues, ou pas, apprêtée, harnachée sac bleu Eastpack contenant l'ordinateur sur le dos, et un autre, petit aussi, sur l'épaule, acheté exprès pour déplacements de deux jours, sur le seuil je me retourne vers ceux que je quitte, hommes et chat, en demandant si comme ça j'ai l'air d'un écrivain qui s'en va parler de son livre. Private joke, qui n'attend pas de réponse, mais un jour C. rétorque que pas le moins du monde « comme ça t'as l'air d'une étudiante ». Je lève le pied toute légère.
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